Les archives papier peuvent encore contenir des données utiles, mais elles sont difficiles à rechercher, filtrer, partager ou intégrer dans les outils de l’entreprise.
Pour rendre ces informations réutilisables, il faut identifier les données à récupérer, les saisir dans un format numérique exploitable puis les contrôler avant leur intégration dans Word, Excel, un CRM, un ERP ou une base interne.
Il n’est pas toujours nécessaire de reprendre l’intégralité des documents. Dans beaucoup de projets, seules certaines informations doivent être extraites : références, coordonnées, dates, statuts ou données administratives.
La reprise d’archives consiste donc moins à « numériser du papier » qu’à transformer des informations difficiles d’accès en données que les équipes peuvent réellement utiliser.
Pourquoi les archives papier deviennent-elles difficiles à exploiter ?
Une archive papier peut rester parfaitement lisible pendant des années tout en devenant peu pratique dans le travail quotidien.
Un collaborateur doit parfois ouvrir plusieurs dossiers pour retrouver une référence client, une date, un montant ou une information administrative.
Cette recherche devient encore plus longue lorsque les archives contiennent plusieurs centaines ou plusieurs milliers de pages.
Les difficultés les plus fréquentes sont :
- absence de recherche par mot-clé ;
- documents classés dans plusieurs dossiers ;
- informations dispersées sur différentes pages ;
- formats qui ont changé avec le temps ;
- données impossibles à importer directement dans un logiciel ;
- plusieurs versions d’un même document.
Le problème n’est donc pas seulement le support papier. Il vient surtout du fait que les informations restent isolées des outils utilisés quotidiennement par les équipes.
Quelle différence entre numériser une archive et rendre ses données exploitables ?
Numériser un document signifie généralement créer une copie numérique, souvent sous forme d’image ou de PDF.
Rendre ses données exploitables consiste à récupérer les informations contenues dans le document pour pouvoir ensuite les rechercher, les filtrer, les classer ou les importer dans un logiciel.
Un PDF scanné peut donc être consultable sans que ses données soient réellement réutilisables.
Par exemple, une ancienne fiche client peut être disponible en PDF, mais les coordonnées, le numéro de dossier et la date de dernière mise à jour restent enfermés dans l’image du document.
Pour les utiliser dans un CRM ou un tableau Excel, ces informations doivent être extraites et placées dans des champs distincts.
Faut-il reprendre toutes les informations contenues dans les archives ?
Non.
La première étape consiste à déterminer quelles informations sont encore utiles aux équipes.
Pour une archive client, cela peut être :
- le nom de l’entreprise ;
- le numéro de dossier ;
- les coordonnées ;
- certaines dates ;
- une référence contractuelle ;
- un statut ;
- une information liée au suivi.
Pour un ancien formulaire, seules quelques réponses peuvent être nécessaires.
Reprendre uniquement les données utiles réduit le temps de traitement et évite de recréer des fichiers inutilement lourds.
Une entreprise peut par exemple décider de transformer 10 000 pages d’archives en une base contenant seulement cinq champs par dossier. Dans ce cas, l’objectif n’est pas de reproduire chaque page, mais de récupérer les informations réellement utilisées.
Quels types d’archives papier peuvent être repris ?
La reprise peut concerner de nombreux documents professionnels.
On retrouve notamment :
- dossiers clients ;
- formulaires papier ;
- fiches administratives ;
- courriers ;
- tableaux ;
- listes ;
- comptes rendus ;
- archives internes ;
- documents manuscrits ;
- anciens dossiers de suivi.
Le niveau de difficulté dépend surtout de la présentation des documents.
Des formulaires identiques avec les mêmes champs sont généralement plus rapides à traiter que des dossiers composés de plusieurs types de documents.
Lorsque les documents sont très hétérogènes, la mission peut être organisée par catégories afin d’appliquer une règle différente à chaque famille.
Comment choisir les informations à extraire des archives ?
Le choix doit partir de l’usage final.
Il faut d’abord répondre à cette question :
Que devront pouvoir faire les équipes avec les données une fois la reprise terminée ?
Si le but est simplement de retrouver rapidement un dossier, quelques champs d’identification peuvent suffire.
Si les informations doivent être importées dans un CRM, le fichier devra reprendre les champs attendus par le logiciel.
Si elles servent à produire des statistiques ou du reporting, les données devront être réparties dans plusieurs colonnes.
L’objectif final détermine donc la structure du fichier de sortie.
Dans quel format récupérer les informations ?
Le format dépend du type de données.
Un contenu long peut être repris dans Word.
Des informations structurées sont généralement plus faciles à exploiter dans Excel ou CSV.
Une base plus importante peut être préparée selon les colonnes demandées par un CRM, un ERP ou un logiciel interne.
Une mission de saisie de texte et de documents peut ainsi transformer les informations présentes dans les archives en fichiers prêts à être consultés, triés ou importés.
Le bon format n’est pas forcément le plus courant. C’est celui qui correspond à l’usage prévu après la livraison.
Comment traiter les archives manuscrites ?
Les archives manuscrites demandent davantage de contrôle.
L’écriture peut être difficile à lire, certaines informations peuvent apparaître dans les marges et plusieurs personnes peuvent avoir complété un même document.
Dans ce cas, le prestataire doit prévoir une règle pour les informations incertaines.
Une donnée douteuse peut par exemple être signalée avec un code ou placée dans une colonne « à vérifier ».
Le client peut ensuite contrôler uniquement ces cas particuliers.
Cela évite de ralentir toute la production à cause d’un faible nombre de documents difficiles à lire.
Comment gérer plusieurs formats d’archives ?
Les archives anciennes sont rarement homogènes.
Une entreprise peut conserver à la fois des formulaires imprimés, des lettres, des tableaux, des fiches cartonnées ou des dossiers dont la présentation a changé plusieurs fois.
La première étape consiste alors à regrouper les documents par type.
Chaque catégorie peut recevoir une règle de traitement spécifique.
Par exemple :
- formulaire type A : reprendre 6 champs ;
- formulaire type B : reprendre 8 champs ;
- document libre : reprendre uniquement la référence et la date ;
- manuscrit : signaler les passages incertains.
Cette organisation réduit les erreurs et facilite la formation des opérateurs.
Peut-on traiter plusieurs milliers de pages d’archives ?
Oui.
Pour les gros volumes, la meilleure méthode consiste généralement à travailler par lots.
Le prestataire peut commencer par les archives les plus récentes, les dossiers les plus utilisés ou les documents liés à un projet prioritaire.
Les premiers lots servent aussi de contrôle.
L’entreprise vérifie que les données récupérées correspondent bien à ses attentes avant de poursuivre sur l’ensemble du volume.
Cette méthode permet également de commencer à utiliser certaines informations avant la fin complète du projet.
Lorsque le volume devient important, notre guide sur le traitement d’un gros volume de données sans mobiliser ses équipes internes peut compléter cette approche.
Comment éviter les erreurs lors de la reprise des archives ?
Les erreurs peuvent apparaître au moment de la lecture, de la saisie ou du classement.
Un numéro peut être inversé. Une date peut être mal interprétée. Deux dossiers portant des noms proches peuvent être confondus.
Pour réduire ces risques, il faut définir les règles avant la production.
Le contrôle peut porter :
- sur les champs sensibles ;
- sur un échantillon ;
- sur certains lots ;
- ou sur l’ensemble des données selon les besoins.
Les informations douteuses doivent être signalées plutôt que complétées au hasard.
Une vérification régulière évite d’attendre la fin du projet pour découvrir une erreur répétée sur plusieurs centaines de documents.
Que faire lorsqu’une information est illisible ou manquante ?
Une archive ancienne peut être abîmée, mal imprimée ou incomplète.
Dans ce cas, l’opérateur ne doit pas inventer l’information.
Le projet peut prévoir une règle simple :
- laisser le champ vide ;
- utiliser un code spécifique ;
- marquer la donnée « à vérifier » ;
- isoler le document pour validation.
Ces cas peuvent ensuite être examinés séparément par l’entreprise.
Cette méthode permet de distinguer les données fiables des informations incertaines.
Faut-il conserver les documents papier après la saisie ?
La reprise des informations ne signifie pas automatiquement que les documents papier peuvent être détruits.
Certaines archives peuvent devoir être conservées pendant une durée déterminée en fonction de leur nature ou des règles internes de l’entreprise.
La saisie sert surtout à rendre les informations accessibles et exploitables.
La conservation ou la destruction des originaux doit être décidée séparément.
Dans quels cas externaliser la reprise d’archives papier ?
L’externalisation devient intéressante lorsque le volume est trop important pour être absorbé par les équipes internes.
Elle peut être utile lors :
- d’un déménagement ;
- d’une réorganisation ;
- d’un changement de logiciel ;
- d’une migration de données ;
- d’une fermeture de site ;
- d’un regroupement d’archives ;
- d’un projet de dématérialisation.
Le prestataire peut alors prendre en charge la lecture, la saisie, le classement et le contrôle pendant que les équipes internes restent concentrées sur leur activité habituelle.
Comment préparer un projet de reprise d’archives ?
Il n’est pas nécessaire de commencer par transmettre toutes les archives.
Un échantillon représentatif permet déjà d’évaluer le projet.
Le prestataire peut vérifier :
- la qualité des documents ;
- les informations à reprendre ;
- le nombre de champs ;
- les difficultés de lecture ;
- le temps moyen par page ;
- le format de livraison attendu.
Un premier lot permet ensuite de valider les règles avant d’augmenter le volume.
Cette approche réduit les reprises et améliore la fiabilité du planning.
Quel résultat peut-on obtenir après la reprise des archives ?
Une fois les informations récupérées, elles peuvent être utilisées dans les outils quotidiens de l’entreprise.
Les équipes peuvent rechercher une référence, filtrer une liste, retrouver un dossier ou importer les données dans un logiciel.
Par exemple, 5 000 dossiers papier peuvent être transformés en un tableau contenant :
| N° dossier | Client | Date | Statut | Référence |
|---|---|---|---|---|
| 12548 | Entreprise A | 12/03/2022 | Clos | REF-875 |
| 12549 | Entreprise B | 18/03/2022 | Actif | REF-876 |
L’archive reste disponible si nécessaire, mais les informations essentielles ne sont plus enfermées dans le document papier.
Comment Saisie Données peut-elle reprendre vos archives papier ?
Saisie Données prend en charge la ressaisie d’informations présentes dans des documents papier, manuscrits ou anciens.
Selon le projet, nos opérateurs peuvent reprendre l’intégralité du document ou seulement les champs utiles à vos équipes.
Les données peuvent être restituées sous Word, Excel, CSV ou dans une structure prévue pour une intégration dans vos outils internes.
La prestation peut également inclure le classement, la vérification des données saisies et le signalement des informations illisibles ou incomplètes.
Découvrez notre service de saisie de texte et frappe de documents pour transformer vos archives papier en informations numériques réutilisables.
Vous disposez d’archives contenant encore des données utiles ? Envoyez quelques documents représentatifs afin d’évaluer les informations à reprendre et le volume de travail nécessaire.